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Coupe du monde. Avant le quart de finale entre l’Espagne et la Belgique, Dani Olmo vante les mérites de Lamine Yamal

Jul 09, 2026  Twila Rosenbaum 10 views
Coupe du monde. Avant le quart de finale entre l’Espagne et la Belgique, Dani Olmo vante les mérites de Lamine Yamal

À l'approche du quart de finale de la Coupe du monde 2026 entre l'Espagne et la Belgique, prévu vendredi 10 juillet au Los Angeles Stadium, le milieu offensif espagnol Dani Olmo a tenu à mettre en lumière l'apport de son jeune coéquipier Lamine Yamal. Lors d'une conférence de presse tenue ce jeudi 9 juillet, Olmo a insisté sur l'impact du joueur de 18 ans, même lorsque celui-ci n'est pas directement décisif.

« Il nous ouvre des espaces », a résumé Olmo. « Quand il a le ballon, il attire deux ou trois adversaires, ce qui libère des espaces pour les autres. Il sait marquer ou faire une passe décisive, mais même sans ça, il nous apporte énormément. » Cette déclaration illustre parfaitement le rôle crucial de Yamal dans le système de la Roja, où sa simple présence modifie les équilibres défensifs adverses.

Lamine Yamal, né en 2007 à Barcelone, a connu une ascension fulgurante. Après avoir débuté en Liga à 15 ans, il est devenu le plus jeune joueur à participer à une Coupe du monde lors du Mondial 2022 au Qatar, puis le plus jeune buteur en phase finale de l'Euro 2024. Au FC Barcelone, il s'est imposé comme un titulaire indiscutable, enchaînant les dribbles et les passes décisives. Son style direct, sa capacité à éliminer son adversaire en un contre un, et sa maturité précoce en font l'un des talents les plus prometteurs du football mondial. Arrivé blessé au début de cette Coupe du monde 2026, Yamal a d'abord débuté sur le banc. Mais il a rapidement gagné du temps de jeu, inscrivant son premier but contre l'Arabie saoudite (4-0) lors du premier tour. Depuis, il monte en puissance, comme l'a souligné Olmo : « Je le vois bien jouer, avec confiance, être de mieux en mieux, avec envie. » Sa complicité avec Olmo, également joueur du Barça, est évidente sur le terrain. Le duo formé à Barcelone reproduit en sélection cette alchimie qui fait la force de la Roja.

De son côté, Dani Olmo (28 ans) a aussi connu un parcours singulier. Formé à La Masia, il a quitté Barcelone pour rejoindre le Dinamo Zagreb, où il a explosé avant de revenir en Liga via le RB Leipzig. Après un passage remarqué en Allemagne, où il a remporté la Bundesliga, il a rejoint le Barça en 2024. En sélection, il a longtemps été considéré comme un super-sub de luxe, capable de changer un match. Lors de ce Mondial, il a débuté sur le banc mais s'est imposé comme titulaire lors des huitièmes de finale contre l'Autriche (3-0) et le Portugal (1-0). Avec humilité, il a commenté ce rôle : « Dans ma vie et ma carrière, ça a toujours été ainsi, j'ai toujours eu besoin de prouver ma valeur, mais ce n'est pas un problème. » Olmo incarne la polyvalence : capable de jouer comme meneur de jeu, ailier ou même milieu relayeur, il apporte une solution tactique précieuse à l'entraîneur Luis de la Fuente.

La force de l'Espagne ne repose pas uniquement sur ses individualités offensives. La défense est un véritable mur. Après cinq matchs, la Roja n'a pas encaissé le moindre but. Seulement six tirs cadrés ont été concédés – un chiffre historique pour une équipe à ce stade de la compétition. Unai Simon, le gardien, réalise un tournoi exceptionnel. Sa sérénité dans les sorties aériennes et son jeu au pied – qui participe à la construction du jeu – en font un élément clé du système. Olmo a tenu à saluer le travail collectif : « Dans notre équipe, tout le monde attaque et tout le monde défend. L'entraîneur dit que le premier défenseur, c'est le numéro neuf, et que les autres doivent suivre. Notre ligne défensive a été incroyable, c'est historique. On est aussi heureux pour Unai. S'il réussit un clean sheet, ça nous rapproche de la victoire. » Cette solidité rappelle l'Espagne championne du monde 2010, qui n'avait encaissé que deux buts sur l'ensemble du tournoi. Avec zéro but encaissé après cinq rencontres, l'équipe actuelle fait encore mieux, même si les adversaires n'étaient peut-être pas tous du même calibre.

Ce bilan défensif est d'autant plus remarquable que l'Espagne a affronté des attaquants de renom, notamment lors des phases de groupes (Autriche, Arabie saoudite, Équateur) et des huitièmes (Portugal). La charnière centrale Laporte–Le Normand, associée aux latéraux Carvajal et Grimaldo, forme un bloc difficile à pénétrer. Le milieu de terrain, emmené par Rodri et Fabián Ruiz, assure un premier rideau qui empêche les adversaires de se créer des occasions franches.

En face, la Belgique de Thibaut Courtois, Kevin De Bruyne et Romelu Lukaku n'est jamais une équipe facile à manœuvrer. Olmo les a décrits comme « une équipe très complète avec l'un des meilleurs gardiens du monde, si ce n'est le meilleur. Ils ont le cuir épais, ils ont réussi à renverser le Sénégal (3-2 en huitièmes) et ils ont des joueurs capables de faire la différence. » La Belgique, qui avait besoin de renverser la vapeur après avoir été menée 2-0, a montré une résilience impressionnante. Cette génération belge, emmenée par De Bruyne et Courtois, vit sans doute son dernier grand tournoi. Après un quart de finale en 2014, une demi-finale en 2018 et un quart en 2022, les Diables Rouges visent cette fois la finale. Leur parcours jusqu'ici a été solide : victoires contre le Canada et le Maroc, nul contre la Croatie, puis ce renversement héroïque face au Sénégal en huitième.

Le duel à venir s'annonce équilibré. L'Espagne mise sur sa cohésion défensive, sa maîtrise du ballon et son pressing haut pour étouffer la Belgique. La Roja a une moyenne de possession de 65% dans ce Mondial, ce qui lui permet de contrôler le rythme. En face, la Belgique est redoutable en transition rapide : De Bruyne, Lukaku et Doku peuvent faire mal sur des contres fulgurants. Le match se jouera peut-être sur l'efficacité dans les surfaces. Lamine Yamal, par sa capacité à fixer les défenseurs, pourrait être l'élément déséquilibrant. Ses dribbles, souvent décisifs, obligeront les Belges à le doubler, créant ainsi des espaces pour Olmo, Pedri ou Álvaro Morata. Ce dernier, meilleur buteur espagnol en activité, n'a pas encore marqué dans ce Mondial mais reste une menace permanente. La Belgique, de son côté, pourra compter sur la vista de De Bruyne pour trouver les intervalles.

L'influence de la jeunesse espagnole ne se limite pas à Yamal. Pedri, 23 ans, est le chef d'orchestre du milieu de terrain. Gavi, 21 ans, apporte énergie et combativité. Cette génération dorée, formée à La Masia et ailleurs, combine technique et maturité tactique. De l'autre côté, la Belgique mise sur l'expérience : Vertonghen (39 ans) et Alderweireld (35 ans) tiennent la défense, tandis que Courtois (34 ans) reste l'un des meilleurs gardiens du monde. Ce choc des générations ajoute une saveur particulière à cette rencontre.

L'arbitre anglais Michael Oliver a été désigné pour diriger la rencontre, une nomination saluée par le camp espagnol. Oliver, considéré comme l'un des meilleurs arbitres européens, officie pour la première fois un quart de finale de Coupe du monde. L'Espagne, qui avait exprimé des craintes après la désignation d'un arbitre sud-américain pour les huitièmes, s'est dite satisfaite du choix. Le match débutera à 21 heures locales (6 heures du matin à Paris) et se jouera dans un stade comble de 70 000 places. Les supporters espagnols et belges sont attendus nombreux, faisant de Los Angeles une véritable ambassade du football mondial pour la soirée.

Quelle que soit l'issue, ce quart de finale promet un spectacle de haut niveau. L'Espagne, forte de sa défense de fer et de son collectif rôdé, affronte une Belgique qui n'a jamais été aussi proche de la consécration. La clé du match pourrait bien se trouver dans les pieds de Lamine Yamal, ce prodige qui, même sans marquer, ouvre les portes de la victoire à ses coéquipiers.


Source:MSN News


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